Adoptée le 10 janvier 1991, cette loi avait pour but de renforcer et de compléter la première législation de lutte contre le tabagisme en France, ainsi que de limiter fortement le droit à la publicité concernant les boissons alcoolisées. L'objectif était de protéger la jeune population des différents messages publicitaires. 

Contre l'alcoolisme  

Plusieurs critères ont été analysés et à la suite de ça différentes règles ont été instaurées.

Tout d'abord, les publicités et propagandes liées à l'alcool en général deviennent beaucoup plus restreintes. Elles s'opposent aux intérêts de protection de la santé publique. Les règles relatives à la publicité pour l'alcool posées par cette loi ont fait l'objet d'une interprétation particulièrement stricte par les tribunaux.
Il est toujours délicat de délivrer une information sur le vin sous un angle jugé trop positif. 
Nous n'avons par exemple pas le droit de montrer des personnes souriantes avec un verre de vin à la main.
La vente et la distribution de boissons alcoolisées sont également interdites dans les milieux éducatifs et sportifs. 

Tout contenant ou récipient doit indiquer et mentionner le degré d'alcool. Ils doivent aussi faire apparaître la mention " l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération ". 
Enfin, la vente d'alcool est interdite à toute personne mineure. En cas de doute, il est nécessaire de présenter un justificatif de majorité.

La loi Evin aujourd'hui ?

En Mars, des députés ont voté une modification de la loi Evin à l'occasion de l'examen du projet de loi de santé à l'Assemblée Nationale. 

Plusieurs mesures ont été réétudiées et ainsi supprimées car elles imposaient beaucoup trop de barrières quant à la promotion publicitaire d'alcool, ce qui en réalité touchait directement la liberté d'expression.
Rappelons tout de même qu'entre les années 1990 et 2010, la consommation d’alcool sur le territoire français a été réduite d’un peu plus de 20 %.

Lors des derniers débats qui ont eu lieu à l'Assemblée nationale, la nécessité de différencier ce qui relève de la publicité et ce qui relève d'un article de presse et du journalisme a été entendue et soutenue.

Cette clarification a pour objectif de permettre aux journalistes ainsi qu'aux différentes régions et aux différents départements de pouvoir parler de leur vin, de leur patrimoine culturel dans un cadre légal, structuré et bien réglementé, qui respecte l'esprit initial de loi Evin. 
Ce qui consiste au final à bien encadrer la publicité mais pas interdire toute forme de communication sur notre patrimoine culturel.
Le débat parlementaire n'est cependant pas clos, et le sujet reste très polémique...